Days 5 & 6 : dolce vita à Charleston

Vendredi matin, nous avons quitté Wilmington sous des trombes d'eau. Nous n'avons pas trop l'habitude des pluies tropicales très intenses (en voiture, on ne voit plus rien à 100 mètres dut fait des  trombes d'eau qui s'abattent soudainement) suivies, vingt minutes plus tard, d'un soleil radieux et d'une chaleur moite et étouffante (merci la clim !). Lorsque les chaînes météo parlaient, dans la matinée, d'un cyclone, nous avions un peu peur pour la suite du séjour. Mais pour les autochtones, c'est monnaie courante et celui-ci n'avait pas l'air des les émouvoir plus que ça. Nous les avons donc imités, fait comme si de rien n'était, et tracé notre chemin vers la Caroline du Sud.

Nous avons emprunté la highway qui longe la côte plutôt que de prendre l'autoroute qui, plus dans les terres, contourne le parc national Francis Marion, au nord de Charleston. La route fut assez longue car : 1. La vitesse était limitée à 55 miles/heures, soit à peine 90 km/h. 2. Nous n'étions pas les seuls sur la route. Il a donc fallu s'armer de patience. Sincèrement, nous avons été récompensés. Dès notre arrivée dans les environs de Charleston, nous sommes tombés sous le charme. Un peu par hasard, en cherchant un endroit sympa pour pique-niquer, nous avons fini, au bout d'une route improbable, face à un spectacle incroyable. Quasi seuls au monde, nous nous sommes retrouvés au beau milieu d'un parc national naturel où pélicans, flamands roses, hérons, tortues et dauphins sont protégés. Il y a même une espèce de loups (red wolves) visiblement en voie d'extinction qui a été réintroduite sur l'une des très nombreuses îles du Cape Romain.

Le parc naturel de Cape Romain, au nord de Charleston 
Certaines des espèces qu'on y trouve

La végétation toujours aussi luxuriante
Arrivés à destination (assez tard), nous avons pris la direction de Mount Pleasant, ville située en face de Charleston, de l'autre côté de la Cooper River. C'est une zone de villégiature avec de nombreuses maisons, villas ou mansions qui, pour les plus chanceux des propriétaires, sont situées au bord du rivage. Nous avons eu un gros coup de coeur pour Sullivan's Island, à 4 ou 5 km de la maison que nous avons loué. Cette île est paradisiaque et nous a beaucoup fait penser à ce havre de paix qu'est Montauk dans les Hampton's (foi blog de 2015). Ca ne l'a pas toujours été. Cette île fut en effet l'un des premiers champs de bataille de la guerre de Sécession. Elle fut surtout l'un des principaux port utilisés par les marchands d'esclave au XVIIIe siècle. 40 % des esclaves qui arrivaient sur le continent américain transitaient d'ailleurs par Sullivan's island.

Les pélicans de Sullivan's island

Et ses luxueuses demeures







Détente sur la plage à regarder les dauphins

La traite des esclaves, c'est aussi grâce à elle que s'est construite a ville de Charleston, l'une des plus vieilles des Etats-Unis. Pour la petite histoire, des huguenots chassés de France après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, furent parmi les premiers arrivants ici. D'où le quartier français de la ville. Autre quartier qui, malgré les averses intermittentes, nous a beaucoup plu : celui de la battery, au bord de l'estuaire, où les maisons (elles aussi construites par d'anonymes esclaves) sont toutes plus belles que les autres. Aujourd'hui, elles sont la propriété soit de riches locaux (3 à 5 M$ la demeure) soit de fortunés New Yorkais ou autres qui s'en servent comme maison de vacances.

Les vieilles bâtisses coloniales de Charleston 
Désolé, il y avait quelques gouttes de pluie sur l'objectif 



Les rénovations les plus réussies sont récompensées par la ville













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