Day 2 : Coucou Donald !

Ami(e)s lecteurs, comme vous êtes très sympathiques, que nous vous aimons beaucoup, vous avez droit à double dose aujourd'hui. Et puis, nous ne voulons surtout pas prendre trop de retard dans nos publications avant notre départ en voiture pour le Sud. Petit rappel : nous sommes arrivés à Washington, puis prenons la route pour la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et enfin, la Georgie, où nous ferons un échange de maison avec une américaine qui, pendant ce temps-là, viendra chez nous à Paris après avoir passé une semaine à Amsterdam.

Ce matin, pas de pluie mais un ciel nuageux et lourd dégageant une chaleur moite et humide d'entrée de jeu. Après une bonne nuit réparatrice (décalage horaire oblige, Delphine fut la première à ouvrir un oeil à 5 heures du matin suivie du reste de la famille progressivement jusque 7 heures), un petit-déjeuner solide (oeufs brouillés et bacon) et un bon café pour les parents, nous avions hâte de partir à la découverte de la ville. Celle-ci compte environ 700 000 habitants. Mais ça, ça n'est que pour la partie District of Columbia, qui est un Etat sans en être vraiment un et dépend directement du gouvernement fédéral. Si on compte toute l'agglomération, on arrive aisément aux 6 millions d'habitants. Ce qui en fait donc l'une des principales métropoles du pays.



Mais revenons-en à nos moutons, ou plutôt aux ânes et aux éléphants puisque les premiers, depuis qu'un caricaturiste les a dépeint ainsi au XIXe siècle, représentant les Démocrates et les seconds, les Républicains. Or, ici, la vie politique transpire à chaque coin de rue. A peine sortis de la maison, on tombe nez-à-nez avec le Watergate, évoqué dans notre précédent post, mais, surtout, on arrive tout droit sur la Virginia Avenue qui nous mène à la Constitution avenue qui, elle même, débouche sur le parc du président, au milieu duquel trône le Washington monument obélisque inauguré au XIXe siècle en l'honneur de George Washington, premier président des Etats-Unis. En face de l'obélisque, à environ 2 km au nord, la Maison Blanche, résidence des présidents et donc de Donald Trump maintenant. Nous n'avons pas pu approcher le bâtiment plus que ça. Lorsque nous y sommes arrivés, le secret service évacuait le secteur. Pourquoi ? Ces gens-là ayant l'air d'être encore moins commodes qu'Alexandre Benalla, nous n'avons pas posé de questions et avons passé notre chemin. On a pu quand même profiter, avec étonnement, des oies se promenant nonchalamment dans le parc.

Les hommes et les oies du président

L'Obélisque du Washington monument

Un peu déçus (mais on tentera à nouveau notre chance de nuit), nous avons bifurqué dans la 15e rue, où siège département d'Etat au Commerce avant d'obliquer vers la gauche sur la Constitution avenue où là, c'est simple : à gauche, les ministères en tous genres, et à droite, les musées, là aussi quasi en touts genres, le principal et le plus connu étant le museum d'histoire naturelle, l'un des nombreux gérés par la Smithsonian institution (du nom d'un chercheur Anglais sans héritier ayant fait don de sa fortune aux Etats-Unis au XIXe siècle). Leur particularité, c'est que la grande majorité sont gratuits. Pas simple pour les enfants de tout comprendre (quoiqu'on se rend compte que nos deux collégiens se débrouillent pas si mal) mais collections impressionnantes.
Rencontre inattendue dans un des parcs du Mall. Qui est le plus français des deux ?

Après être sortis du museum d'histoire naturelle, direction le Mall, juste derrière : un grand parc reliant, sur trois à quatre km, le Potomac au Capitole. Bref, c'est l'équivalent de notre champ de Mars mais en plus long et plus impressionnant, avec entre ces deux extrémités, plusieurs mémoriaux en hommage aux victimes de l'Holocauste, aux vétérans américains de la guerre de Corée et de la 2de guerre mondiale, celui des anciens du Vietnam n'étant pas loin. Même si c'est sans doute un peu plus compliqué que ça, les Américains dont la fibre patriotique est présente à chaque coin de rue (de nombreuses échoppes vendent des T-shirts floqués du "make America great again" de Trump et on voit pas mal de gens en porter...) voient les choses en grand pour ce qui est de rendre hommage à leurs militaires. De l'autre côté du fleuve, pas loin du Pentagone, le cimetière d'Arlington vaut d'ailleurs le déplacement à lui tout seul.

Le Memorial des vétérans de la guerre du Vietnam


Le Capitole

C'est ici qu'est enterré JF Kennedy (curieusement, on devine à peine son nom sur la stèle en noir) et des dizaines de milliers de soldats US morts au combat, du simple trouffion au général cinq étoiles (les funérailles de l'un d'entre eux avait lieu quand on est venu). Le positionnement des tombes est millimétré, c'en est impressionnant, tout comme le ballet des jardiniers veillant à l'entretien des pelouses, impeccables.

On n'a pas vérifié mais question symétrie, ça a l'air d'être bon !

JFK...


Le soldat et le jardinier qui veillent sur le soldat inconnu

Ce jour était enterré un Major General de l'US Army. Pour honorer ce type de haut gradé, un cheval sellé est conduit à la main, les bottes retournées dans les étriers

Au retour d'Arlington, nous sommes revenus à la maison en nous promenant dans Georgetown, le quartier ultra huppé qui abrite l'université (jésuite) du même nom. Là encore, plein de maisons, très coquettes, de toutes les couleurs mais aussi des boutiques et des voitures de luxe qui nous rappellent que ce ne sont pas des Américains ordinaires qui vivent ici. Mais plutôt ceux qui les gouvernent.

A droite, l'île Theodore Roosevelt, à gauche, le quartier historique de Washington

L'imposante Georgetown, l'une des plus prestigieuses universités du pays

Et sur la droite, les appartements (nec plus ultras) bordant la rive et appartenant peut-être à quelque ancien de Georgetown

Georgetown et ses couleurs

Georgetown suite


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